mardi 17 novembre 2015

Macbeth : courte vie au roi !

Présentation de Macbeth à Cannes avec Michael Fassbender, Marion Cotillard et Justin Kurzel

Demain, mercredi 18 novembre, sort dans les salles Macbeth, la nouvelle adaptation cinématographique de l'œuvre de William Shakespeare. Bénéranol a hâte d'y être, trépignant d'impatience de voir Michael Fassbender incarner ce héros tragique.

Un film Macbeth parmi d'autres


C'est loin d'être la première fois que la tragédie de Shakespeare sort sur grand écran.

Les cinéphiles penseront immédiatement à l'adaptation du cinéaste de génie Orson Welles en 1948, pour laquelle les avis étaient néanmoins très mitigés. En effet, le film a eu un énorme succès auprès du public et de la critique en Europe continentale. Le bilan est moins optimiste du côté des pays anglo-saxons, car l'accent écossais que tentaient d'imiter les acteurs ne semblait pas naturel du tout et rendait les dialogues incompréhensibles.

Akira Kurosawa, cinéaste japonais le plus célèbre et le plus influent de l'histoire, a lui aussi repris l'histoire du roi écossais. Cette fois, c'est dans un Japon médiéval que Macbeth et sa femme complotent contre le roi Duncan, sur les pentes du fameux mont Fuji.

Un autre cinéaste de renom, Roman Polanski, s'est aussi également à l'exercice en 1971 avec The Tragedy of Macbeth. Qualifié de violent, le film fait suite à l'assassinat de la femme de Polanski, Sharon Tate. Malgré un budget de plus de 3 millions de dollars, le film n'a pas connu un succès commercial.

Enfin, une autre adaptation a attisé la curiosité des spectateurs en 2006, Macbeth, du réalisateur australien Geoffrey Wright. Le film transpose l'histoire sanglante de Shakespeare de nos jours à Melbourne. Bébéranol pense à l'écho fait au film Roméo+Juliette avec Léonardo Di Caprio, qui reprenait déjà une pièce majeure de l'œuvre de Shakespeare. Le Macbeth de Wright peut sembler étonnant et fort en décalage par rapport à la tragédie classique.

Succès ou échec ?


Justin Kurzel, le réalisateur de Macbeth qui sort demain dans les salles, sera-t-il acclamé ou décrié par la critique ?

Qui peut prétendre le prévoir ? Certains seront probablement dépités par la mise en scène britannico-franco-américaine spectaculaire et pas forcément fidèle à la pièce de théâtre. D'autres sauront faire la différence entre deux œuvres à part entière et apprécier le long métrage tout en restant attachés à l'œuvre originale.

Bébéranol se situe, a priori, dans la deuxième catégorie. Et puis n'oublions pas que Bébéranol compte Michael Fassbender parmi ses acteurs fétiches. Lui qui incarnera le terrible Macbeth, avide de pouvoir et devenu fou. Il s'était largement illustré dans l'un de ses premiers rôles, celui d'un prisonnier politique de l'IRA entamant une grève de la faim dans le film Hunger. Depuis, l'acteur a enchaîné les films à succès et les rôles emblématiques du cinéma ces dernières années. On l'attend notamment pour l'adaptation du jeu vidéo Assassin's Creed, également réalisé par Justin Kurzel.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire